Résidence Beaurivage par son auteure, Isabelle Bournat

Isabelle Bournat aux côtés des membres du Théâtr'O

4 questions à Isabelle Bournat, auteure de la pièce Résidence Beaurivage jouée par le Théâtr'O du 17 mars au 1er avril, à l'Espace culturel Claude Varry.

Votre pièce Résidence Beaurivage s’annonce comme une comédie grinçante sur la vieillesse, au cœur d’une maison de retraite. Pourquoi ce sujet ? Comment s’est présentée l’opportunité d’écrire cette œuvre théâtrale ?

Isabelle Bournat : Notre société est démographiquement vieillissante. De plus en plus de personnes âgées terminent leur vie en maison de retraite. Cela nous concerne toutes et tous, je me suis donc penchée sur cette question pour observer ce qui se passait concrètement dans les maisons de retraite mais aussi pour interroger sur notre rapport à la vieillesse et à la mort. Fruit de ce travail, la pièce est ainsi construite sur un ressort tendre et comique. En dépit des cruautés liées à l'âge et à la vulnérabilité qui touche les personnes âgées et leurs familles, c'est avant tout un hymne à la vie notamment revendiqué par le personnage gueulard, insoumis et exubérant nommé M.Bouboule.

 

Avec La passion Richelieu, Dépôt-vente ou encore Résidence Beaurivage, votre œuvre oscille entre histoire et sujets résolument d’actualité. Avez-vous un genre théâtral de prédilection ?

I.B : Mes pièces sont avant tout inspirées du monde contemporain, de ce qui nous entoure. Dépôt-vente traite de la marchandisation de l'homme, Mercenaire et Rédemption de la violence des guerres actuelles et enfin Dansons la farandole est une pantalonnade socio-politique écrite en 2007 mais plus que jamais d'actualité.

A quand remonte votre passion pour le théâtre et la poésie ?

I.B : Depuis que j'ai appris à écrire, c'est-à-dire à l'école primaire, j'ai une relation forte aux mots. Toute forme de littérature m'intéresse. J'ai ainsi écrit deux pièces historiques, La Passion Richelieu publiée aux éditions Tertium, et Chamfort en édition électronique chez Presses Electroniques de France. Toutes deux ont été créées par le metteur en scène Christian Blain. Je suis parfois comme happée par des figures de l'Histoire, comme si je les avais côtoyées! Je ne brosse pas un tableau historique mais je tente d'attraper le bout de l'Histoire par les caractéristiques personnelles de ces grands personnages. La faiblesse cachée de Richelieu me touche infiniment et le besoin forcené de justice qu'avait Chamfort m'émeut et suscite chez moi une admiration immense.

 

A ce propos, pourriez-vous nous expliquer en quoi la poésie s’insère pleinement dans votre écriture théâtrale ?

I.B : J'écris essentiellement du théâtre et de la poésie, les deux se croisent parfois. J'oscille entre ces deux pôles, les mots sont à la fois des outils de pensée et des chants. J'aime autant écrire une farce qu'un poème, il n'y a que la langue tiède et convenue qui m'ennuie.
 

Emplacement : 
Espace culturel Claude Varry
24 bis rue Paul Doucet
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Promotion, développement et pratique d’activités théâtrales pour jeunes et adultes (ateliers théâtre pour jeunes de 9 à 17 ans). Formation théâtrale et production de spectacles.

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